Le Pixel Déchaîné | Virtualisons la critique du jeu-vidéo.

Rest in Peace – Steve Jobs

Reste In Peace, Steve Jobs

1955 – 2011.

Test : Deus Ex – Human Revolution

Deux Ex - Human Revolution

Deux Ex premier du nom est l’un des enfants de Warren Spector – père de Thief et de System Shock – ayant révolutionné le monde du jeu-vidéo au cours des années 2000. Riche de par sa complexité scénaristique et son gameplay varié, il a su s’imposer comme étant la référence du FPS-RPG. Suite à la sortie d’un second épisode intitulé Invisible War – d’ailleurs assez navrant – il y a 7 ans, Eidos Montréal tente aujourd’hui de reprendre en main les rênes de Ion Storm et de redorer le blason de la licence Deus Ex.

Année 2027 ; période de grande innovation et d’avancée technologique. Les conjonctures actuelles font que les entreprises détiennent désormais bien plus de pouvoir que le gouvernement. Le monde tel que nous le connaissons sombre lentement dans un chaos organisé par plusieurs conspirations mondiales. L’avènement du transhumanisme lié aux avancées cybernétiques et bio-organiques interfère déjà sur l’évolution de la race humaine et balaye les esprits. L’humanité subit une révolution.

C’est au sein de ces conditions futuristes dignes d’un roman d’anticipation que débute l’histoire d’Adam Jensen, ancien agent du SWAT, reconverti dans la sécurité privée chez l’un des leaders en matière de biotechnologies, augmentations mécaniques et implants : Sarif Industries.

Au cours d’une offensive engagée contre son entreprise, Jensen se retrouve gravement blessé. Ses lésions et fractures risquant de lui coûter la vie, SarifDirecteur de Sarif Industries – décide d’avoir recours aux implants et modifications de dernière technologie pour préserver l’un de ses meilleurs agents d’une mort certaine. De nombreux éléments du corps d’Adam sont remplacés – bras, jambes, cage thoracique – ce à quoi s’ajoutent implants neuraux et optiques. Six mois seulement après ces évènements, Jensen est à nouveau habilité à reprendre du service. Il est convié au bureau de Sarif pour une mission de sauvetage, une usine de la multinationale est la cible d’une attaque terroriste. Envoyé sur le terrain, Adam va se retrouver projeté dans une investigation mondiale.

Deux Ex - Human Revolution

C’est donc au cœur d’un monde mutilé où les bio-modifications s’immiscent peu à peu dans les mœurs – bien que l’humanité soit y soit encore en partie réticente – que les évènements de Deux Ex : Human Revolution se déroulent, soit 25 ans avant le premier opus. L’arrivée des évolutions cybernétiques et bio-organiques divisent déjà l’humanité, c’est à travers l’avènement d’un schisme que vous réaliserez vos premiers pas. Cette disparité d’opinion se creuse surtout en raison des conditions sociales de chacun. En effet, les augmentations sont coûteuses, tout comme la neuroprozine – produit permettant de ne pas faire de rejet. Adam ne possède pas encore de parti très solide quant à ce nouveau problème d’identité mondiale même s’il se montre légèrement réservé face aux modifications humaines. Il sera d’ailleurs possible de faire évoluer le fil de cette pensée au cours de nombreuses scènes interactives à travers lesquelles vous serez amenés à convaincre et persuader vos interlocuteurs. Le joueur, libre dans ses décisions, se forgera un avis face aux bio-modifications et à leurs conséquences sur l’avenir de l’humanité.

Si vous êtes joueurs du premier épisode, attendez-vous à quelques changements mineurs parfois gênants. Comme tout jeu-vidéo, Deux Ex : HR s’est imbibé de quelques touches contemporaines du domaine. Certains y trouveront leur compte, d’autres – aficionados du genre – verront cela comme une insulte. La chose qui – majoritairement – scandalise le plus reste le regain de santé à la Call of Duty. Oubliez vos sachets de nouilles déshydratées ou le soja lyophilisé, il ne vous sera plus possible de vous soigner. La santé remonte seule, et il n’y a pas d’autre choix, sauf si l’on prend en considération les « boosts » de santé. Le second changements marquant est la disparition du lean qui était – il faut le souligner – un renforcement dans l’immersion du joueur. Terminé les pincements au coeur ou les petites montées d’angoisse lorsque – au coin d’un couloir – l’on se penchait pour vérifier si ce dernier était bien sûr. Désormais, le système de couverture propre aux blockbusters remplacera ce système jugé désuet. Autre chose, on notera la présence d’une aura orangée formant le contour d’objets importants, mais ce dernier «défaut» est désactivable à travers les options.

Deux Ex - Human Revolution

Au niveau de l’ambiance et de la direction artistique, Eidos Montréal a su retransmettre de nombreuses émotions grâce à des zones variées au caractère singulier. Des sombres rues et ruelles de Détroit – où réside la classe sociale la moins favorisée – en passant par la ville arcologique et malfamée d’Hengsha, le jeu vous plongera de toutes parts au sein d’univers inspirés par le mouvement cyberpunk. Chaque ville dispose d’une atmosphère qui lui est propre, et la population locale contribue – malgré la répétition à outrance de certains visages ou voix – à l’immersion grâce à de nombreux dialogues qui s’avéreront être de temps en temps de bons conseils. S’il y a une chose que l’on peut reprocher coté visuel, c’est l’utilisation intempestive de couleurs et tons jaunâtres – quoi qu’elle sied à merveille la plupart du temps à cet univers. Gageons toutefois que cela reste un choix méthodique et volontaire de la part de l’équipe d’Eidos Montréal.

Malgré un retour aux sources visible, le gameplay de Deux Ex : HR ne surpasse pas son aîné en la matière. Certes, le nouveau système de couverture offre bien des avantages, mais certains points auraient pu être améliorés. Pour commencer, l’inventaire semble un brin trop modeste comparé au premier épisode, et le portage sur console se ressent. Viennent alors les bio-modifications. Là, chacun pourra porter son jugement. Me concernant, certaines sont inutiles ou trop situationnelles pour être améliorées, et leur nombre n’est pas suffisant. De plus, le coût en énergie semble avoir disparu sur plusieurs modifications, notamment le filtre pulmonaire permettant de respirer les gaz toxiques. Autre chose en rapport avec ces augmentations, il est dommage que certaines ne soient pas indispensables pour accéder à quelques endroits bonus, il existe toujours deux solutions dans ce cas.

Deux Ex - Human Revolution

Autres reproches : l’intelligence artificielle. Non-contente de posséder une précision mortelle, celle-ci fonce souvent tête baissée vers les cadavres alliés sans chercher une seule fois d’où le tir provenait. Le résultat est que – si l’on cherche à réaliser certains succès Steam – l’alarme sera facilement donnée, et qu’il faudra charger sa sauvegarde précédente à plusieurs reprises. Malgré cela, il arrive aussi quelquefois que l’on assomme une cible à moins d’un mètre d’une autre sans que celle-ci s’en aperçoive. Enfin, une dernière imperfection : les conduits d’aération ! Tous les même. Et il y en a bien trop. Résultat, le plaisir est souvent gâché lorsque l’on cherche à rester furtif et l’on se cantonne sans arrêt à d’inlassables visites de conduits métalliques.

Néanmoins, le level-design offre tout de même une très bonne liberté dans la plupart des situations. Il vous sera donc possible de mener différentes approches au cours du jeu. Que vous soyez adepte de la furtivité et des attaques non-létales ou qu’au contraire les grenades et autre arsenal lourd soient votre passion, il y en aura pour tous les goûts. A cela s’ajoute l’ingénieux système de piratage ou de persuasion, bref, les tactiques de cheminement sont nombreuses. Le jeu repose sur des choix, et cela se ressent jusqu’aux dernières minutes. De plus, les zones ouvertes comme les villes sont gigantesques – en particularité Hengsha – et regorgent d’endroits à explorer, chose qui satisfera grandement les joueurs aimant flâner et gambader.

Deux Ex - Human Revolution

32 heures de jeu. Voilà ce que Deux Ex : Human Revolution m’a offert. Doté d’indéniables atouts, le jeu d’Eidos Montréal a tout pour plaire malgré quelques changements dus à la modernité. Chaque joueur y développera sa propre expérience, approche et choix. Le jeu jouit d’une trame scénaristique complète merveilleusement enrichie par divers carnets, notes, émissions, journaux que l’on pourra découvrir au fur et à mesure. A cela se rajoute des personnages persuasifs et éloquents qui joueront des rôles essentiels. En revanche, n’oubliez pas d’activer la bande son originale, car le doublage français est tout sauf convaincant. Et la voix «badass» d’Adam y est indéniablement bien meilleure de toute façon.

Enfin, n’oubliez pas de jeter un oeil à la galerie.

Le Pixel

Test : Portal 2

Portal 2 - Intro

« Bonjour, et bienvenue – à nouveau – au centre d’enrichissement personnel d’Aperture Science. »

« Nous avons beaucoup en commun vous et moi, vous m’avez testée, je vous ai testée, vous m’avez tuée je vous ai … Ah non pardon, moi je ne vous ai pas encore tuée. Voilà qui donne à réfléchir. » - GLaDOS

Réveillée d’une longue stase de 50 000 ans, Chell – l’héroïne de Portal 1 & 2 – émerge lentement dans ce qui semble être la pièce lui servant de chambre au sein des laboratoires d’Aperture. C’est alors qu’après quelques indications – parfois hilarantes – visant à vous remettre en forme données par le biais d’une voix robotique, un nouveau personnage fait son apparition : Wheatley

Portal 2 - Wheatley

Charismatique et drôle, cette petite boule bleutée va très rapidement vouloir vous aider à quitter le centre. Malheureusement, c’était sans compter sur le réveil maladroit et prématuré de notre très chère GLaDOS. S’il y a d’ailleurs une chose qu’il faut retenir dans cet épisode, c’est qu’elle n’est pas très contente de ce que Chell lui a fait subir ces dernières années. Et, bien qu’elle ne soit qu’un robot – doté d’une intelligence artificielle sur-développée – GLaDOS est très rancunière et ne manquera aucune occasion pour vous tourner en ridicule. Petit exemple :

« Vous vous rappelez quand je vous ai parlé des déchets qui sentent mauvais et n’ont aucune utilité ? C’était une métaphore. Je faisais implicitement référence à vous. Et je suis désolée. Vu votre manque de réaction la première fois, j’avais peur que vous n’ayez pas saisi l’insinuation. Ce qui aurait rendu les présentes excuses absurdes. C’est pourquoi je viens de vous traiter à nouveau de déchet. »

Quoi qu’il en soit, attendez-vous à sourire à de nombreuses reprises car c’est accompagné d’un humour « So British » que vous parcourrez pendant plusieurs heures ces salles de test mortelles. Il est surprenant de nos jours d’être immergé aussi rapidement dans un univers, et la qualité des dialogues ainsi que celle des mises scènes y est pour quelque chose. Les personnages se narguent, se lancent des piques et leur attitude vous fera sourire à longueur de temps. Un vrai régal audiovisuel.

Portal 2 - Chell and Glados

Vos premiers pas s’effectueront au sein d’un centre démantelé et rongé par la flore. Après tant d’années, le temps a su laisser à la nature l’occasion de reprendre ses droits. Néanmoins, au fil du jeu, GLaDOS saura reconstruire ce qui vous avait tant manqué : des salles de test complexes.

Vous découvrirez cependant très rapidement de nouveaux matériaux, pièges et engins en tout genre. Les énigmes de ce nouvel opus ne reposeront plus uniquement sur votre adresse à manier le Portal Gun ou à activer quelques interrupteurs. L’équipe de Valve a su trouver de nouveaux éléments tordus sur lesquels vous devrez compter afin d’espérer voir le bout de chaque salle.

Parmi ces fantastiques nouveautés visant à améliorer votre quotidien, l’arrivée de divers fluides. Il en existe plusieurs variantes de différentes couleurs : bleu, orange et blanc. Chacun possède une spécificité qui lui est propre. Le gel répulsif bleu – par exemple – transforme toute surface sur laquelle il sera apposé en véritable trampoline ou tout objet en balle rebondissante. Le gel orange accroît de façon significative votre vitesse de déplacement tant que vous marcherez dessus. Enfin, le liquide blanc permet d’apposer des portails sur des surfaces qui auparavant n’étaient pas prévues à cet effet.

Outre ces incroyables gels, d’autres outils font leur apparition. Les ponts de lumière – permettant de créer des passerelles – et les tunnels d’énergie. Ces deux innovations couplées à la gestion des fluides vous donneront du fil à retordre. Et c’est bien ce que l’on attend de Portal.

Toutefois, cet épisode possède quelques défauts mineurs qui en agaceront certains, à savoir sa ligne directrice présente à plusieurs moments. Contrairement à l’épisode précédent, certaines salles ne laissent aucun doute au joueur. Les surfaces sur lesquelles vous pourrez apposer des portails seront bien voyantes et le reste des murs et plafonds sera constitué d’une matière sur laquelle il vous sera impossible d’en mettre. C’est regrettable, car la solution apparaîtra parfois bien trop facilement et il aurait été plus drôle de se creuser la tête bien plus longtemps. La seconde chose serait que la précision nécessaire dans les actions de Chell a été réduite. Ainsi, là où il était possible de calculer – et de réaliser – au millimètre près certains bonds de haute-voltige dans Portal 1 n’existera plus dans le 2. Mais cela reste du chipotage.

Portal 2 - Glados

Le mode multijoueur n’ayant pas encore été testé par mes soins, il me sera – pour le moment – impossible de donner un avis dessus. Mais cela sera chose faites au cours des prochains jours à la suite de cet article.

Concluons. Portal 2 est indéniablement une suite réussie du premier opus. Le gameplay renouvelé grâce aux nouveautés permets la résolution d’énigmes encore plus jouissives. L’ambiance plonge davantage le joueur au coeur des laboratoires torturés d’Aperture. L’histoire s’ouvre elle aussi bien plus, et l’on y découvre des choses dont nous ne nous serions jamais doutés au cours du premier épisode. La narration, les dialogues et les répliques marquent et contribuent grandement à cette réussite. Sans nul doute le meilleur de l’année, pour l’instant.

Le Pixel

Les jeux qui marqueront 2011 – Première partie.

Au sein de l’univers vidéo-ludique, 2011 risque d’être une année chargée de bonnes surprises. Entre les suites d’opus ayant marqué plusieurs générations et de nouvelles aventures, les gamers que nous sommes risquent d’être entièrement ravis.

Jeux de Rôle – Le genre principal est uniquement évoqué.

Commençons par présenter les jeux de rôles – car plusieurs hits arrivent très prochainement notamment de nombreuses suites réellement attendues :

    The Elder Scrolls V : Skyrim

  • The Elder Scrolls V : 11 novembre 2011.

    Inutile de présenter la légendaire série des The Elder Scrolls, tout bon fan de jeu de rôle connait cet univers. Rien que deux noms – à savoir Daggerfall ainsi que Morrowind – résonnent lorsque que l’on évoque cette saga. Skyrim – selon le peu d’informations glanées – serait la suite directe d’Oblivion, quatrième opus de la série. Bien que controversé à cause de quelques broutilles – cet épisode n’en reste pas moins bon une fois adroitement modé. Quoi qu’il en soit, Skyrim apportera avec lui un nouveau moteur, une nouvelle histoire et bien entendu de nouvelles régions où les dragons auraient retrouvé leurs droits.

  • The Witcher 2 : 17 mai 2011.

    Douce surprise développée par le studio polonais CD Projekt, The Witcher s’est rapidement imposé comme étant l’un des incontournables de l’année 2007. Légèrement bugué à son lancement, les développeurs ont su néanmoins montrer aux joueurs qu’ils étaient très proches de leur communauté. Riche de par son scénario non-linéaire, son gameplay accessible et ses arbres de talents exhaustifs – permettant une personnalisation poussée du personnage – The Witcher a su se démarquer pour devenir une valeur sûre du jeu de rôle solo.

  • Deux Ex : Human Revolution

  • Deus Ex : Human Revolution : 26 août 2011.

    Développé par Ion Storm, Deux Ex premier du nom fut l’un des rares FPS ayant réussi à subtilement mélanger ce genre à celui du jeu de rôle avec System Shock (Grand frère de Bioshock). Au cours de cette préquelle, vous incarnerez Adam Jensen, employé d’une société dédiée à la biotechnologie. Après un étrange assaut mené contre votre firme, vous serez amené à enquêter au sein d’un univers futuriste baignant dans le cyberpunk. Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience et prier pour que ce troisième opus marche sur les traces de son aîné, et non pas sur celle de Deux Ex : Invisible War.

  • Heroes of Might and Magic VI : 2011.

    Inspiré de la série Might and Magic, celle des Heroes of Might and Magic débute en 1995, soit 9 ans après. Basé sur le monde de Jon Van Caneghem cette nouvelle série prend un tout autre tournant et mise sur des batailles épiques jouées au tour par tour. Non plus à la tête d’une fidèle cohue d’aventuriers, vous incarnerez désormais un ou plusieurs héros dirigeant des hordes de créatures afin de conquérir de nouvelles contrées ou de trouver le Saint Graal. Les seules chose connue de ce sixième épisode – au moment où ces lignes sont rédigées – sont la modification apportées sur le choix de personnalisation de vos héros ainsi que des graphismes revus à la hausse.

First Person Shooter – Le genre principal est uniquement évoqué.

Passons aux FPS qui sont – eux aussi – loin d’être délaissés lors des prochains mois à venir.

  • Crysis 2 : 25 mars 2011.

    S’étant imposé comme l’étalon visuel dans le monde du jeu-vidéo, Crysis revient très prochainement dans un nouvel épisode se déroulant à New York. Caparaçonné dans votre nano-combinaison, vous naviguerez dans un monde urbain désormais ravagé par une invasion extraterrestre. Selon Nathan Camarillo, producteur exécutif, Crysis 2 – en plus d’être de nouveau l’étalon visuel de cette année – innovera grâce à un nouveau gameplay abouti ainsi qu’un scénario séduisant. Si par ailleurs vous disposez d’une X-Box 360, il vous est – depuis presque une semaine – possible de tester le titre en ligne.

  • Duke Nukem : Forever

  • Duke Nukem Forever : 6 mai 2011.

    13 longues années. C’est le temps qu’il aura été nécessaire à ce bon vieux Duke pour venir pointer son nez à nouveau sur nos plateformes de jeu. C’est peut-être pourquoi ce nom n’évoquera de doux souvenirs qu’aux joueurs aguerris. Quoi qu’il en soit – d’après la vidéo diffusée fin janvier – notre héros américain préféré revient en forme et il semble plus décidé que jamais à « botter des culs » extraterrestres.

  • Rage : 15 septembre 2011.

    Développé par id Software – à savoir le papa de Quake, Doom, Wolfenstein 3D – Rage risque de marquer les esprits grâce à la complexité de son gameplay, sa précision dans les phases de tir et ses prouesses visuelles. En effet, ce dernier alterne – à petite quantité – plusieurs phases différentes, que ce soit de l’exploration, de la course, ou du shoot pur et dur. Ajoutez à cela des quêtes à récupérer, un équipement et des boutiques et vous réaliserez à quel point ce jeu risque d’être complet.

  • F.3.A.R : 26 mai 2011.

    Alma revient dans un troisième épisode. Et pour une seconde fois vous incarnerez les frères ennemis, Paxton Fettel fils d’Alma, ainsi que son frère Point Man. Malgré leurs différents, ils devront coopérer en cours de cette aventure car leur ennemi commun – à savoir leur mère – n’est pas du genre à se laisser abattre aussi facilement. Tandis que l’un manie avec brio les armes à feu, l’autre a su développer en cours des années ses pouvoirs psychiques. F.3.A.R possédera deux histoires dynamiques, l’une se jouant seul et l’autre en coopération avec un joueur humain obligatoirement. Beaucoup plus d’action au rendez-vous en revanche mais Day 1 Studio promet néanmoins que les joueurs sursauteront toujours de temps en temps.

  • Portal 2

  • Portal 2 : 21 avril 2011.

    The cake is a lie. En revanche cette suite ne l’est pas. 100 ans après la destruction – certes ratée – de GLaDOS, une nouvelle victime va devoir faire ses preuves dans les complexes déchirés d’Aperture Science. Armé d’un nouveau Neat Gun, vous devrez de nouveau déjouer les plans d’une machine sans coeur et résoudre des énigmes bien plus ardues car cet opus ajoute de nouveaux éléments physiques à gérer, tels que les fluides.

  • Bulletstorm : 24 février 2011.

    Se déroulant dans un univers futuriste désolé, Bulletstorm vous invite à suivre l’histoire de deux personnages : Grayson Hunt et Ishi Sato. Membres d’une fédération militaire, les deux compagnons sont envoyés en mission de reconnaissance mais finiront par s’écraser sur la planète Stygia, terre ravagée et grouillante de mutants. L’une des parties les plus attrayantes en plus de son solo risque d’être son multijoueur sanglant, violent et amusant à souhait. En effet, la vidéo intitulée « Tuer avec style » risque de vous le faire découvrir.

Action – Le genre principal est uniquement évoqué.

Et enfin les jeux d’action qui – tout comme les autres – promettent de belles choses :

  • Dead Space 2 : 27 janvier 2011.

    Isaac, héros rescapé du vaisseau spatial l’Ishimura – livré aux infâmes nécromorphes – s’apprête à revivre d’étranges aventures à bord d’une station abandonnée : The Crawl. Emmitouflé dans sa belle combinaison grise aux lumières bleutées, cette suite promet aux joueurs des décors bien plus variés, de nouvelles armes et créatures mais surtout bien des frissons – selon quelques personnes mais Le Pixel s’accorde à vous dire que ce jeu prend bien plus la tournure d’un jeu d’action que d’un survival désormais.

  • Alice : Madness Returns

  • Alice : Madness Returns : 2011.

    Ah, Alice. Quelle belle histoire d’amour depuis le premier épisode intitulé American McGee’s Alice. Ne vous attendez pas à une adaptation se déroulant au sein d’un univers coloré mais plutôt à un monde vaste, fieleux et singulier. L’excentricité des personnages y est poussée à son paroxysme et – presque personne – n’y est sain d’esprit, pas même vous. Mélangeant plateforme et exploration, il vous sera possible de naviguer dans un univers habilement dirigé par une direction artistique solide et compétente qui fera disparaître à jamais l’image que vous aviez d’Alice.

  • Trine 2 : 14 juin 2011.

    L’histoire de Trine n’est autre que celle d’un conte de fées, elle vous sera d’ailleurs narrée du début à la fin par la voix calme d’un homme et introduite par un célèbre mais non pas charmeur « Il était une fois … La suite semble réunir à nouveau nos trois comparses – ayant chacun un gameplay différent – affublés de nouvelles compétences. Peu d’informations supplémentaires pour le moments, mais elles ne tarderont sans doute pas à arriver.

A venir prochainement : Zelda : Skyward Sword, Mass Effect III, Torchlight II, Half-Life : Episode Three, Thi4f et d’autres.

Le Pixel

Test : Super Meat Boy

Super Meat Boy

Résumons brièvement l’histoire avant d’entamer notre critique : « Super Meat Boy et Bandage Girl s’aiment. Cependant, dans ce monde il existe une personne que nul n’aime : Dr Fetus. C’est pourquoi Dr Fetus déteste tout le monde, même vous. Mais par dessus tout, il ne supporte pas Super Meat Boy, c’est donc pour cette raison qu’il enlève Bandage Girl. Il faut donc aller la sauver. »

Super Meat Boy

Le monde du jeu-vidéo indépendant regorge de surprises, et celle-ci risque de ne pas décevoir les gamers délaissés en ces périodes festives. Inspiré par de nombreux jeux des années 80/90 – sur lesquelles nous reviendrons – ce jeu de plates-formes récupère l’essence même de ce qui a contribué à leur succès. Préparez-vous donc à mourir et à recommencer des dizaines de fois – voire des centaines – le même niveau. Car c’est le principe même de ce titre, recommencer jusqu’à réussir. Cette méthode procure néanmoins une sensation d’accomplissement. Lorsqu’enfin, après avoir râlé et juré devant votre écran, vous parviendrez à terminer le niveau sur lequel vous aviez passé tant de précieuses minutes.

Comme vous vous en doutiez, ce jeu n’est pas spécialement réservé à un publique casual. Il est davantage destiné aux joueurs désireux de revivre un fragment de leur passé ou encore à ceux possédant cette rage de vaincre qu’il est possible de déceler dans tout bon hardcore-gamer qui se respecte. Autrement dit, si vous n’êtes pas de nature patiente ou qu’il est inconcevable pour vous de vous remettre en question, passez votre chemin.

Super Meat Boy

Comme évoqué précédemment, le titre puise sa source d’inspiration dans d’anciens jeux tels que Super Mario Bros, Rick Dangerous, Street Fighter et bien d’autres. Il leur rend hommage à travers plusieurs cut-scenes, clins d’œil, glitchs ou lors de l’accès à certains mondes secrets : les Warp Zones. Ce sera un véritable plaisir que s’en apercevoir au fil de votre avancée.

A première vue le jeu peut sembler graphiquement désuet. Cependant, chaque chapitre possède une ambiance qui lui est propre, teintée de décors rappelant les consoles 8/16 bits. De ce fait, une véritable entité visuelle s’en dégage et certains petits effets viennent gommer tout cela. Les cut-scenes quant à elles sont niaises au possible mais vous remémoreront la série Happy Tree Friends à cause de leur caractère sanglant et parfois plutôt violent.

Super Meat Boy

Concernant la bande sonore, ne vous attendez pas à des miracles si vous n’adhérez pas aux sons électroniques ou à la cheapmusic. Les compositions sont elles-aussi inspirées de cette époque lointaine où les puces électroniques rythmaient nos soirées.

Le Gameplay de Super Meat Boy se veut intuitif et facile. Vous n’aurez qu’à retenir deux actions à savoir sauter et courir. En dehors de ça, il n’y a rien d’autre dont vous devrez vous souvenir. La difficulté du titre réside sur votre faculté à vous adapter à l’environnement et aux pièges dont il recèle. Composé de nombreux traquenards, scies circulaires et plus tard monstres, vous serez obligés de développer votre dextérité au fil de vos essais afin d’espérer en voir le bout. Il vous arrivera même d’être étonné de vos réflexes et aptitudes après un certain temps d’adaptation, car de nombreux pièges se jouent au millimètre près. Évidemment, le jeu intègre un système concurrentiel permettant d’exposer ses meilleurs records ce qui risque de vous pousser à recommencer plus de fois que vous ne le pensez certains chapitres ou niveaux.

Super Meat Boy Forest Easy Mode

Parlons chiffres brièvement, 205 niveaux vous attendent, subdivisés en plusieurs chapitres et difficultés. Une fois un niveau terminé en mode normal et record il vous sera possible de le faire en difficile. Ajoutez à cela 41 succès sur Steam. Ce qui amène le titre à une durée de vie très raisonnable pour son prix. A ce jour, Le Pixel n’a pas terminé le jeu, mais a néanmoins passé une quinzaine d’heures dessus. Comptez 30 heures au minima pour terminer Super Meat Boy dans son intégralité, ce qui est loin d’être déraisonnable pour son prix qui est de 14€ rappelons-le.

Super Meat Boy Forest Hard Mode

Le Pixel vous recommande chaleureusement ce jeu car – premièrement – il est dans ses principes de soutenir les développeurs indépendants. En second lieu, étant adepte du genre old-school, il lui est impossible de passer à coté de ça. Avis aux hardcores-gamers ou partisans du passé, foncez.

Le Pixel

 

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